Les vins analysés en mars 2011

Ces premiers tests ont constituĂ© le point de dĂ©part de l’enquĂȘte d’ALAVIN QuĂ©bec. AprĂšs une dĂ©gustation, en toute modĂ©ration, de vins de la SAQ, j’ai Ă©tĂ© saisi de malaises intenses pendant 3 jours et, lĂ , je me suis dit qu’il y avait vraiment un problĂšme. En poussant notre étude, nous trouvions anormal que tant de consommateurs souffrent d’effets secondaires en buvant du vin. On a donc envoyĂ© les vins suivants Ă  un laboratoire oenologique de France :
  1. Demi-litre du Marchand, 6,69 $
  2. L’Entre-CĂŽte Rouge Devilliers, France, 7,49 $
  3. La Bergerie du Loup Vin de Cepage, France, 7,99 $
  4. Bichon Louvet, France, 8,89 $
  5. Girondin Philippe de Faubert, France, 13,99 $
  6. Fuzion Chenin Torrontes, Argentine, 8,90 $
  7. Barefoot Zinfandel, Californie, 9,95 $
  8. Chardonnay Cantine Settesoli, 2009 Italie, 9,95 $
  9. Coteaux du Languedoc AOC Laurent Chaumet, France, 11,99 $
  10. ChevaliÚre Chardonnay VDP Laroche, 2009 France, 13,95 $

Voici les rĂ©sultats au format PDF : Liste des vins analysĂ©s et Rapport d’analyse du laboratoire et l’ensemble des conclusions de l’oenologue.

Pour la plupart des vins testĂ©s, on dĂ©note une « dilution marquĂ©e » laissant bien prĂ©sager que le vin a Ă©tĂ© coupĂ© d’eau. Pour le SO2 trop bas, il s’agit plus prĂ©cisĂ©ment du SO2 libre, situĂ© habituellement entre 20 et 25 pour les rouges. Il existe donc un risque d’oxydation et que le vin soit plat. A long terme, lorsqu’il y a beaucoup d’aciditĂ© volatile, le vin tourne au vinaigre.

Suite à la dégustation des échantillons :
  • Ă©chantillons 1 et 2 : ils prĂ©sentent une dilution marquĂ©e, une finale sur le tanin sec excessif avec, en plus, une prĂ©sence de sucres rĂ©siduels Ă  faible degrĂ© ainsi qu’une aciditĂ© forcĂ©e. L’adjonction d’eau est donc probable. La fermentation malolactique n’est pas faite ou pas finie, il existe donc un risque de reprise en fermentation malolactique (les levures se rĂ©activent et crĂ©ent de l’effervescence). Puisque l’intensitĂ© colorante est faible, il existe donc une forte probabilitĂ© de mouillage. Enfin, leur taux de SO2 est anormalement bas.
  • Ă©chantillon 3 : problĂšme au niveau du malique. Quand l’ordinateur donne des rĂ©sultats nĂ©gatifs, cela signifie que ceux-ci ne sont pas cohĂ©rents. L’Ă©chantillon est probablement trĂšs diluĂ© dans le but de diminuer le degrĂ© d’alcool. L’Ă©tiquette est d’ailleurs non-conforme : le degrĂ© doit apparaĂźtre de 0,5 en 0,5 (12,7° sur l’étiquette). L’aciditĂ© totale est basse, tandis que le PH est trĂšs fort. Avec 2,95 en aciditĂ© totale, le degrĂ© est plutĂŽt supposĂ© ĂȘtre entre 13,5° et 14°, or d’aprĂšs l’analyse, on se situe Ă  12,5°.
  • Ă©chantillon 6 : Ă©dulcorĂ© ou en arrĂȘt de fermentation volontaire
  • Ă©chantillon 8 : prĂ©sence de sucre au delĂ  de la limite tolĂ©rĂ©e de 4 g/L en glucose fructose.
  • Ă©chantillon 9 : hors norme par rapport Ă  l’étiquette indiquant 13° alors que l’analyse mesure 12,2°. En France, ceci constituerait une fraude car il ne faut pas qu’il y ait plus de 0,5° d’écart entre l’analyse et l’étiquette.

édulcorer : adoucir une substance en y ajoutant du sucre ou un sirop.

Dans des tests plus poussés effectués au labo de Bordeaux, nous pourrons avoir la liste des produits chimiques utilisés. Nous anticipons une utilisation excessive de ceux-ci pouvant nuire à la santé.

Le seuil de perception du CO2 est de 500mg/l, c’est cet effet lĂ©gĂšrement pĂ©tillant (perlant plus exact) que l’on ressent dans les jeunes vins blancs et rosĂ©s. Plus la masse volumique est importante, plus le vin est concentrĂ©. Ceci va de paire avec l’intensitĂ© colorante.

Impression de l’oenologue sur les vins testĂ©s
  • Question : Quelle est votre impression gĂ©nĂ©rale sur les vins testĂ©s ?
  • RĂ©ponse : Et bien, les vins dĂ©gustĂ©s sont vraiment dĂ©gueulasses, dĂ©jĂ … et puis, trafiquĂ©s. Le prix de vente auquel les producteurs ont dĂ» sortir ce vin : environ 0,40 € (0,51 $). À ce prix-lĂ , pas Ă©tonnant que le vin soit coupĂ© d’eau ! Il faut bien que ce soit rentable pour le producteur… Sachant que pour la vente d’un vin convenable Ă  la consommation, Ă  hauteur de 250 000 colis par an, rien que les matiĂšres sĂšches lui coĂ»tent environ 0,60 € (0,80 $) la bouteille.

 

Dadurch hatte auch das internationale ansehen des landes Info uber diese Webseite gelitten, was erhebliche folgen hatte

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